Dans sa profession de foi, Nicolas Sarkozy propose de supprimer l'imposition de l'héritage afin de réhabiliter le travail :

Je supprimerai les droits de donation et de succession pour que vous puissiez transmettre à vos enfants le fruit du travail de notre vie.

Il va, sur ce point, encore plus loin que le projet de l'UMP qui proposait d'exonérer la transmission des "patrimoines petits et moyens". Le projet UMP ajoutait :

Pour des raisons d’équité, les grosses fortunes et les gros patrimoines, par exemple à caractère financier ou industriel, continueront d’être assujettis

Comme quoi, l'équité a des contours mouvants et confus à l'UMP... Evidemment, l'argumentation se basant sur la valeur travail est absurde : comment valoriserait-on le travail en supprimant un impôt sur le capital ?

Dans cette étude de l'OFCE joliment titrée Les inégalités en héritage, l'auteur critique également la rhétorique de l'UMP :

Les droits de succession ne peuvent pas s’apparenter à une confiscation des fruits du travail. Premièrement, les taux actuels sont loin d’être confiscatoires. Ensuite, le patrimoine ne provient pas que des revenus du travail : les revenus des capitaux contribuent à l’accumulation des richesses, surtout pour les plus grosses fortunes, celles concernées par les droits de succession.