Dans ce billet, Richard Robert décrit les partis politiques comme de grandes bureaucraties qui n'arrivent pas à recruter les meilleurs, d'où le terme de "médiocratie" :

Dans ces conditions, Mattozzi et Merlo établissent que le jeu des recrutements entre partis et organisations concurrentes favorise au sein des partis une homogénéité qu’ils nomment médiocratie, tandis que les autres organisations recruteront un personnel plus différencié, au sein desquels se retrouveront à la fois les moins bons et les meilleurs.

De plus, le fonctionnement interne de ces organisations où la performance individuelle est difficile à mesurer, ne favorise pas l'efficacité collective :

Le talent du groupe n’est pas la somme des talents individuels : chacun sait qu’un groupe d’individus hautement qualifiés peut obtenir des résultats médiocres et dans un monde politique où chacun consacre son énergie à disqualifier ses concurrents, il arrive même qu’une coalition de talents supérieurs obtienne des résultats négatifs.

Difficile de ne pas y voir une allusion à l'état actuel du PS...